Les Hauts de Hurle-vent, d’Emily Brontë

Il y a tellement longtemps que je voulais lire ce livre ! Un classique, je le savais bien sûr. Mais à part ça, je n’en savais pas grand chose, en fait.

J’avais bien vu une adaptation en film, il y a bien longtemps (c’était sur VHS… c’est tout dire…). J’en gardais un souvenir flou, une ambiance d’ombres et de lumière, beaucoup de désespoir et un (tout petit) peu d’espoir…

Depuis cette lointaine époque, sa réputation était arrivée jusqu’à moi et je n’avais cessé d’entendre dire à quel point ce livre était fort, extraordinaire.

Le confinement a été l’occasion idéale (et inédite) de m’y plonger, pendant des journées pluvieuses et brumeuses qui me paraissaient cadrer idéalement avec l’image que j’en avais.

Au final… Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi noir. Alors, bien sûr, il n’y a pas ici de scènes gores ou de violences terribles comme on peut en rencontrer dans certains polars. Plutôt dans la description sans espoir d’une humanité où les amoureux sont mièvres, les parents égoïstes ou trop naïfs, et où les grandes passions mènent inévitablement à la folie…

Dès le début, on découvre Hurle-vent après les événements qui seront dévoilés petit à petit au narrateur (et donc au lecteur). On voit donc les personnages évoluer dans une malédiction à laquelle on sait qu’ils ne pourront échapper, une malédiction qui ne doit rien aux foudres divines mais plutôt à la noirceur de l’âme humaine, qui ne peut être sauvée…

J’ai été touchée par la beauté de certaines descriptions de la lande, du cimetière envahi par la bruyère, de cette maison isolée au sommet de la colline. J’ai été prise par l’histoire, que j’avais complètement oubliée. Et pourtant, j’avais du mal à comprendre l’engouement suscité par ce livre…

Je suis allée sur Babelio lire les critiques des lecteurs. J’ai été soulagée de découvrir que d’autres avaient la même impression que moi (je me suis sentie plus normale, du coup !). Mais j’avoue que je ne comprends toujours pas l’affection que peut susciter Heathcliff… Difficile d’ailleurs de trouver un personnage auquel s’attacher (et sans doute, l’intention de l’auteur n’a jamais été de les rendre attachants).

Bref, je suis contente de l’avoir lu, il me laissera sans aucun doute un souvenir marquant… mais il n’a pas été le coup de cœur escompté. C’est souvent le cas, d’ailleurs, quand on attend trop d’un livre…

Bizarrement, je l’ai fini depuis quelques jours déjà, et en écrivant l’article, je me dis que je le relirai peut-être… C’est bizarre, je sais. Est-ce qu’on peut comprendre quelque chose au cœur d’un lecteur ?

4 Comments

  1. Michèle Duhamel

    C’est LE roman de mon adolescence ! Je l’ai relu il y a peu… avec autant de bonheur.

    • anne(tte)

      Merci pour ton commentaire ! Je me demande depuis que je t’ai lu si je ne suis pas passée à côté de ce livre… sans doute que si. Est-ce que tu t’étais attachée aux personnages ? Ou bien c’était plutôt l’ambiance ?
      … je crois vraiment que je suis passée à côté décidément…
      (moi, le roman de mon adolescence, je me demande si ce n’est pas Rebecca)

  2. Marie

    Offert pour mes quinze ans, ce livre m’a surtout permis de découvrir les sœurs Brontë.
    Quelque part, leur vie tragique a beaucoup occulté le livre dans mon souvenir.
    Le relire aujourd’hui serait une bonne idée !

    J’ai fini « Et je danse, aussi » et « Oh happy day ». Le premier a été un coup de cœur et je pense que j’aurais dû en rester là. J’aime beaucoup la fin.
    Mon avis est plus mitigé concernant « Oh happy day ».
    Dès les toutes premières pages, j’ai tiqué sur la légère différence de présentation. Petit détail insignifiant certes, mais je n’ai pas retrouvé mes marques.
    Et puis l’histoire m’a semblé un brin trop rocambolesque et peut-être attendue.
    Même si j’ai été parfois un peu agacée en cours de lecture, j’en garderai un bon souvenir parce que ….. j’aime beaucoup la fin. Beaucoup de tendresse et de délicatesse dans cette fin.

    Merci pour « Caribou baby » ! J’ai suggéré, mais je n’ai pas toujours de retour des jeunes lectrices, leur maman étant parfois un peu débordée. 😉

    • anne(tte)

      Toi aussi, tu avais aimé, alors ? J’ai vraiment l’impression d’avoir manqué quelque chose dans ma lecture. Mais j’aurais envie d’en savoir plus sur les sœurs Brontë, je suis sûre que je dois pouvoir trouver quelque chose sur elles. 😉
      Je comprends ton avis mitigé sur « Oh happy day ». Je l’ai lu deux ou trois ans après « Et je danse aussi », alors l’effet n’est pas le même, j’avais un souvenir mais pas très précis. Enchaîner les deux n’était peut-être pas un bon conseil… C’est vrai que l’histoire a un côté beaucoup plus rocambolesque… mais je crois que c’est aussi ce que j’ai aimé, et qui m’a bien fait rire.
      Tu me diras pour « Caribou baby ». Parce que c’est tellement bizarre que je me dis que ça ne va pas laisser indifférent… Et je compatis pour leur maman parce que la période est quand même très très compliquée au quotidien pour tous les parents !

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