Bouleversements

Après des mois chahutés, pleins à craquer de choses à faire, je savais de quoi j’avais envie de vous parler. De ce trop de trop, et trop peu d’espace, de temps, de place… Mener de front le travail, avec tout ce qui était prévu pour la rentrée « normale » et tout ce qui avait été reporté du confinement, et puis les aléas de l’ouverture de la nouvelle bibliothèque (gérée par des bénévoles), où tous les calendriers ne cessaient d’être bousculés, et tout ça, de part et d’autre, en intégrant les consignes sanitaires…

Je voulais vous parler de tout ça, et de ce qui permet de respirer malgré tout, et puis du blog qui m’avait tellement manqué dans cette période. Parce que ce blog, c’est aussi une respiration.

J’avais écrit et réécrit l’article dans ma tête.

Et puis, on a annoncé le confinement.

Alors, je me suis dit que c’était de ça qu’il fallait parler, de nos vies encore une fois chamboulées, de cette vie « presque normale » qui va commencer, avec l’école qui continue, le travail qui continue… mais sans les espaces de rencontre, les échanges, la convivialité, la culture « en vrai » au cinéma, au théâtre, en bibliothèque…

De la bibliothèque qui doit refermer alors qu’elle a ouvert il y a quelques semaines à peine et qu’elle commençait, progressivement, à reprendre ses différentes activités, élargir ses ouvertures…

De la déception, du temps suspendu, des questionnements sur ce qui nous attend.

Et puis, hier, il y a eu les attentats à Nice. La violence, la haine, l’intolérance trop présente partout. La tristesse, bien sûr.

Alors, aujourd’hui, de quoi faut-il parler ?

Ce que je crois, au fond de moi, c’est qu’il faut parler d’espérance. La petite lumière qui brille, en dépit des doutes, des peurs, de tout ce noir qui nous entoure. Alors, j’ai envie de vous partager un documentaire que j’ai regardé, presque par hasard, la veille de l’attentat de Nice.

C’est l’histoire d’une femme qui décide d’ouvrir une mosquée pour former des femmes imams. Le documentaire la suit pendant un an. Ses convictions, ses doutes, sa réflexion sur l’islam, la place des femmes, la vie de la petite équipe qui l’entoure, les réactions des médias, le lien entre islam et christianisme (à travers la question compliquée des mariages interreligieux). Ses erreurs, aussi…

Je ne suis pas musulmane mais ces questions m’ont paru tellement pertinentes, tellement actuelles…

J’y repensais hier, à ce moment où elle expliquait que le texte du Coran doit être compris et interprété avec le cœur.

Un retour à l’essentiel, en fait… à l’élan qui nous pousse à nous ouvrir aux autres, et qui nous aide à vivre ensemble.

Voilà, aujourd’hui, c’est de Quand l’imam est une femme que j’ai envie de vous parler. On peut le voir sur le site d’Arte jusqu’en août 2022. N’hésitez pas.

En préparant cet article, je découvre qu’Arte propose aussi une série documentaire sur Jésus et l’Islam. Pour revenir sur ce qui nous unit, au lieu de ce qui nous divise…

Et demain, je vous reparle de livres. 😉

1 Comment

  1. Léonie

    Il suffisait de demander un petit signe ! Merci
    J’ai vu ce documentaire il y a quelques semaines. Passionnant, émouvant, un peu éprouvant. Je ne peux m’empêcher d’avoir peur pour elle…
    Une belle personne, dans tous les sens du terme.

    Bon dimanche

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