Une collection BD coup de cœur (à lire confiné)

En général, je ne lis pas de BD. Bien sûr, il y a des exceptions, et je peux vous citer tout plein de BD qui ont su m’émouvoir, ou me toucher d’une manière ou d’une autre. Mais force est de constater que ce n’est pas ce que je lis le plus souvent, et que ces coups de cœur sont assez rares.

C’est pour ça qu’il faut que je vous parle le plus vite possible de la collection la Bédéthèque des Savoirs, dont l’éditeur Le Lombard met 3 titres en accès libre chaque mardi. Ce qui veut dire que celui dont je voudrais vous parler va vite disparaître… pour être remplacé, sans doute, par un autre titre tout aussi intéressant !

Parce qu’au départ, je voulais vous dire tout le bien que je pensais du tome sur Le Féminisme (remarquable), et de L’univers raconté par Hubert Reeves (réflexions entre sciences et philosophie sur le monde… avec des dessins pleins de poésie, et le tout extrêmement facile à lire, validé par ma presque 15 ans : « c’est la même chose que ce qu’on a vu en cours, mais c’est beaucoup plus clair ! »). Sauf que… quand je suis retournée sur la page, ils avaient été remplacés par trois autres titres.

J’ai donc commencé sans tarder par lire… le livre sur le sujet qui me tentait le moins (j’ai ma propre logique) : Le roman-photo.

Eh bien, j’ai bien fait : c’est une petite merveille d’inventivité visuelle. Un peu comme le genre qu’il met à l’honneur, dont il nous explique : « il n’y a pas d’une part les navets et d’autre part quelques perles ou œuvres cultes. Dans le roman photo, il n’y a que des navets. » Mais, nous explique-t-il aussi, l’intérêt du roman-photo n’est pas à chercher dans ses intrigues. Plutôt dans la créativité visuelle et le développement d’une esthétique qui a influencé la culture pop ou le cinéma.

Et puis, un livre avec « fichtre » et « sapristi » sur sa couverture… vous admettrez qu’on est obligé de le lire !

En plus de l’inventivité visuelle, il rejoint les autres tomes de la collection que j’ai lu : un esprit proche de la BD reportage, une créativité dans la forme, un choix de sujets éclectiques et un contenu qui fait réfléchir…

Dans la foulée, j’en ai lu un deuxième : Le Burn-Out, par la sociologue du travail Danièle Linhart.

Un style graphique très différent (je pense que c’est le principe de la collection) pour un livre qui fait réfléchir. Et un contenu très différent des autres titres que j’ai lus sur le sujet (celui de Violaine Guéritault sur le burn-out maternel, et Le Guide du Burn-Out de Anne-Everard, consacré au burn-out professionnel) qui s’intéressaient au vécu individuel, pour prévenir et surtout s’en sortir (oui, je sais, je lis des livres sur tout, y compris sur les zombies à Haïti, alors ne vous inquiétez pas trop sur cette abondance de titres sur le sujet, c’est normal 😉 ).

Ici, c’est une réflexion sur les mutations du monde du travail qui conduisent à la généralisation de ces situations, engagée (elle aborde le sujet sous l’angle du rapport de force entre salariés et « patrons ») mais qui permet de réfléchir… Et quand elle aborde le sujet du management de la rentabilité appliqué aux hôpitaux, on peut difficilement faire plus pertinent en ce moment.

Bref, je file vite lire le tome sur Les abeilles avant qu’ils soient remplacés par d’autres titres !

Sur le site de l’éditeur, une présentation de la collection en vidéo et l’ensemble des titres disponibles.

2 Comments

  1. Marie

    Très variés tous les thèmes abordés et les styles aussi.
    Je me suis plongée dans celui sur les abeilles, pas encore fini. Les images sont très denses.
    Merci !
    Au fait, le N°19 est sur les zombies. 😉

    • anne(tte)

      Je n’avais pas vu celui sur les zombies… il faut que j’aille voir ça de plus près ! Là, c’est celui sur l’intelligence artificielle qui me fait de l’œil mais j’ai intérêt à faire vite (j’ai trop tardé pour celui sur les abeilles et je n’ai pas pu le lire !).

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